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A Fleur de Mots

A Fleur de Mots

Littérature

A PROPOS DE FERDINAND LE BEL

Note de l'Auteur

Comme il est difficile,

… de voir mourir quelqu’un

… de décider à quel moment il devra partir.

 

Ferdinand Le Bel… Sacré personnage ! Je me suis attachée à lui. Ces mots ne font pas partie de son histoire, ou plutôt, ils sont une affaire entre lui et moi, celle qui décidera du moment où il tirera sa révérence.

Je fais part, ici, de mes sentiments pour ce vieil homme que j’ai créé. Je l’ai imaginé, je l’ai façonné, je lui ai donné vie, et j’ai succombé au charme dont je l’ai vêtu. Certains lecteurs me disent que c’est exprimé si justement que je n’ai pu que vivre des instants pareils. À cela, aujourd’hui, je répondrais : oui… peut-être… sûrement. Et en disant cela, je pense à mon père et à toute la tendresse que nous partagions. Je repense aussi aux derniers mois, aux derniers jours, aux dernières heures de sa vie. Moi près de lui, lui s’effaçant déjà lentement, mais si proche de moi encore…

Ferdinand Le Bel… une vie inventée accompagnée de sentiments réels, vécus. J’ai du mal à reprendre la suite de cette histoire, mais je ne peux m’éloigner de ce vieil homme. Les mots se taisent, mais les pensées racontent… Il est là, près de moi, dans cette attente dont il n’est plus conscient.  Je peux percevoir son souffle un peu court, je peux sentir son odeur, celle de sa veste, celle du mouchoir parfumé d’eau de rose qui ne quitte jamais sa poche, aussi. La finesse de la peau sur ses mains n’a aucun secret pour moi. J'ai l'impression de l'avoir caressée si souvent. À ce stade du récit, il pourrait rejoindre sa Rosalie ou le fond des océans, mais il est retenu par une force qu’il ne contrôle pas. Je devine que cette force est celle qui aurait voulu retenir mon propre père que j’ai laissé s’en aller avec ma bénédiction. Il est difficile de revivre cet adieu sans avoir envie de le retarder, encore un peu, encore un peu… Je précise toutefois que la vie de Ferdinand Le Bel et celle de mon père n’ont rien à voir. Aucune ressemblance entre ces deux hommes, pas plus dans leurs traits que dans leur caractère. Non, la seule chose qui les rapproche, c’est la tendresse que j’éprouve à leur égard. Cette tendresse qui m’unissait à mon père et que j’ai décidé de ne pas laisser mourir, elle.

Je dédierai donc ce récit à mon père, avec mon éternelle tendresse.

 

KinouKachou - Juillet 2017

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